Rue des Boulets

Boulot, Gogo, Métro

illustration Rue des Boulets de Zoé Viot

Zoé Viot, bonjour, merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre aux nombreuses questions que tout le monde se pose depuis le succès fracassant de votre premier roman, Rue des Boulets, sorti le 1er octobre 2020. Vous êtes très sollicitée, allons droit à l’essentiel : quand avez-vous commencé à écrire, vous qui étiez illustratrice jusqu’à présent ?

Vous savez, quand on est artiste, on touche un peu à tout. Je vais vous livrer un petit secret, en fait, j’écris depuis toujours. Je tiens un journal intime depuis l’âge de 10 ans, dans lequel je raconte avec fougue des tranches de vie passionnantes dont la maturité et la qualité littéraire m’étonnent sans cesse à chaque relecture. Ces écrits sont un précieux témoignage de leur époque, les années 80, tandis que je peaufinais mon style loin des regards pour pouvoir éclore en temps voulu. Que de beaux souvenirs !

Il se raconte, d’après quelques confidences non autorisées de votre institutrice de l’époque, que vous avez littéralement survolé votre CP. Et je crois également savoir que vous avez eu de très bonnes notes au bac, ce qui, évidemment, laissait présager une possible carrière dans le domaine des lettres.

Je vois que vous êtes bien renseigné ! Oui, j’ai même eu une mention, je l’avoue modestement… Mais ce n’est pas tout. Peu d’initiés le savent, mais j’ai ensuite fait une hypokhâgne dans une célèbre institution parisienne. J’ai suivi les cours dispensés par les meilleurs professeurs dans leur domaine, nous rivalisions d’audace stylistique, tous assoiffés de connaissance comme nous l’étions à cette époque, maintenant révolue. Nous parlions allemand à la récré, nous entretenions une correspondance avec nos auteurs préférés, il nous arrivait même de sauter des repas pour passer plus de temps à la bibliothèque. Ah, folles années de jeunesse !

Après les évènements que vous racontez dans le roman, résiliente, résistante, vous avez ensuite commencé à tenir votre fameux blog, Métro Boulot Gogo, qui cumule désormais plusieurs milliards d’abonnés.

Toutafé, j’en suis très fière, surtout que les succès a été foudroyant dès le début. C’est bien la preuve que les lecteurs savent reconnaître les bonnes histoires. J’ai 24 salariés désormais, mais je mets un point d’honneur à relire personnellement chaque article. C’est important que mes followers sachent que c’est toujours bien de moi que l’on parle.

Et en mars 2019, divine surprise, les éditions Héliopoles vous repèrent et vous proposent d’écrire un roman.

Oui, enfin, je n’étais pas si surprise que ça ! Je me demandais ce qu’ils attendaient, tous, pour me faire cette proposition. J’ai choisi de faire confiance à Héliopoles car Christophe, le directeur de collection, est charmant et son associée s’appelle Zoé ! C’était un signe du ciel, j’ai foncé. A vrai dire, je suis quand même une vraie poule aux œufs d’or, soyons honnête… ils n’ont eu qu’à imprimer ce que je leur ai livré, clés en main. Je songe d’ailleurs désormais à monter ma propre maison d’édition.

Que conseillez-vous aux jeunes talents qui veulent se lancer dans l’écriture ?

Je me contenterai de leur citer René Char : « Impose-toi, on n’est jamais à l’abri d’un coup de bol. Prends des risques, à la fin ça finit par marcher ».

Rue des Boulets 188 pages – 15€, en librairie le 1er octobre 2020.

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13 réflexions sur “Rue des Boulets

    1. Hello groupie des années 80 ! C’est un roman sans image… une autofiction humoristique de mes péripéties, dans la veine du blog. Mais le tome 2 de Metro Boulot Gogo suivra pas longtemps après. Bisous

  1. Zoé,
    J’ai hâte de découvrir ta nouvelle oeuvre, c’est vraiment formidable ce que tu écris, tu me fais rire, pleurer, bref c’est tellement vrai.
    Continue.
    Amitiés.
    Bénédicte Magdelaine.

  2. Le prix du premier roman t’attend, et des dizaines de langues de traduction… bravo pour ta contribution à cette entreprise de résistance du livre, irremplaçable objet de désir!

  3. On peut l’avoir relié pleine peau ?
    je n’ai pas vu …
    Dommage .Mais je le voudrais aussi doré sur tranche ….
    je t’embrasse, idole de la famille
    Odile 81 (et demi)

  4. Se moquer de soi même, ne pas se prendre au sérieux, autodérision, legereté, humour, et 18ème degré : tout ce que j’aime.
    Bravo pour ton travail

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