RIP (Rest In Province)

Métro

On sait bien comment nos amis des régions (= les provinciaux) nous voient, nous les parigots. Râleurs, mal élevés, pressés et snobs. Hé oui ! c’est ça ! exactement ! Amis de Plouquie, sachez que ce sont nos valeurs, nous sommes riches et cultivés grâce à ces qualités-là, transmises de père en fils dans nos appartements moulurés et parquetés. Et c’est parce que nous sommes l’élite de la nation que nous méritons de vivre dans la plus belle ville du monde.

Régulièrement, des amis quittent la capitale pour aller s’installer ailleurs, cédant aux sirènes du jardin et de la chambre supplémentaire. Pendant 6 mois ou plus, les pauvres, ils subissent une décompression terrible en essayant malgré tout de continuer à travailler ou sortir à Paris. Leur corps est dans leur pavillon, leur esprit est resté dans leur arrondissement d’origine. Horreur. Ils deviennent des créatures hybrides, mi-provinciales mi-parisiennes se nourrissant de sandwiches de TGV.

Nous, peuple élu, continuons notre belle vie faite de musées, d’expos hype, de restaurants délicieux. Et eux, misérables âmes errantes, doivent s’habituer aux boutiques fermées entre midi et deux, aux boulangères qui n’ont plus de pain à 16h et aux dimanches chez les beaux-parents.

Mais laissons ces malheureux à leur triste sort. Fidèle à sa nature, le parisien ne s’intéresse qu’aux parisiens.

Il existe plusieurs sortes de parisien. L’imagerie populaire nous sert les mêmes clichés depuis l’après-guerre alors que les choses ont bien changé. Plus de Poulbot à Montmartre, plus de poinçonneur des Lilas. Ras la couenne des artistes de Montparnasse et des bérets-marinières. Faich l’accordéoniste et la danseuse du Moulin-Rouge. Tout ça c’est pour les touristes !

J’ai mis au point un test scientifique très poussé pour déterminer avec précision quel type de parisien j’ai en face de moi.

 

test1

Ensuite, il vous suffit d’additionner les points obtenus et de vous reporter au graphique ci-dessous. Certains d’entre vous pourraient éventuellement obtenir un score négatif, mais je vous ne le souhaite pas. Si c’était le cas, vous ne pourriez plus franchir le périph sans souffrir atrocement.

test2

Dans un prochain post je vous apprendrai comment devenir un parisien.

Cet article est dédié à Camille, Bertrand, Greg, Babette, Gigi, Pom, Sophie et Matthieu, qui sont partis dans le reste de la France et qui me manquent. Les copains, revenez !

Partagez mon travail !

Recevez mes nouveaux articles dans votre boite aux lettres !

6 réflexions sur “RIP (Rest In Province)

  1. C’est super Zoé. Ne pas oublier les banlieusards qui profitent de leur jardin ainsi que les expos, théâtres, concerts parisiens et ça malgré les autoroutes et le périph fermées après 23 pour raisons de travaux.
    Bises à toi

  2. Ne sais tu pas que Rest en anglais signifie se reposer . A ne pas confondre avec requiescat in pace… D’autre part Olivia a fait plus fort que toi car j’habite désormais à Bouseland

  3. Ah Zou! Tu nous manques aussi mais on se voit plus qu’avant ! Car il faut bien s’avouer cette vérité: c’est plus facile de garer un scenic par chez nous qu’à Paris… Isn’t it?

  4. Ah, moi je vais dire pauvres parisiens, imbus de vous mêmes et terriblement superficiels, snobinards ou alors laborieux utilisateurs des métro, rer, bus, tram, aux visages crispés ou sans expression, marchant sur des trottoirs salis en mâchonnant des sandwichs inapetissants.
    Et pourquoi sont-ils pour certains revenus en province ? Parce qu’en province, on vit bien, non pas dans un pavillon mais dans de grands espaces car le m2 est raisonnable en prix, parce que les bailleurs sont moins cons qu’ a Paris, parce que la vie est moins chère, etc… Et nous sommes plus loin de ces sales politicards qui nous mènent une vie de chien. On respire infiniment mieux ne vous déplaisent chers invétérés parigots a qui il faudrait changer le logiciel pour qu’ils soient moins egocentriques et nombrilistes.

  5. ah ah la Province ne se laisse pas faire ! Bravo les amis, je vois que vous avez un ordinateur.
    Bisous (et n’oublions pas : l’humour, toujours l’humour)

  6. Zoë maintenant faire le dessin inverse:
    Tu prends un homme courbé en avant tenant dans sa main une corde détendue au bout de laquelle est un âne.
    Cet âne a la tête haute,il est jeune et dynamique et a une carotte dans la bouche dont les racines vertes pendent.
    Il pense en avançant ,une bulle précise ses mots au dessus de sa tête. « Le monde change c’est moi qui promène papi »

    Voilà deux générations qui se suivent!!
    biz

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *